Internet et le web sont deux prouesses technologiques fantastiques, nous permettant de relier deux personnes d’un continent à un autre, d’échanger des données instantanément et de façon quasi-illimitée. Factuellement, Internet est un réseau de 300 câbles trans-océaniques étendus sur près d’un million de kilomètres. Le stockage des informations et l’accès aux services en ligne est possible grâce aux quelques 3.200 data centers qui stockent ces données.

Cependant, Le coût environnemental de l’utilisation, de la maintenance et du maintien de ce service 24h/24h, 7 jours sur sept, est énorme : une quantité considérable d’énergie est nécessaire pour fabriquer et alimenter nos appareils électroniques, ainsi que les centres de données. D’ici 2020, le trafic Internet mondial aura triplé, et l’impact environnemental du web augmentera crescendo. La cause ? L’explosion de notre consommation personnelle de données, et de celle des entreprises.

Pour mieux comprendre ce phénomène, WeGreenIt a mené en mars 2018 une étude auprès des grandes entreprises françaises visant à reconnaitre les sources d’impacts environnementaux et déceler les solutions et bonnes pratiques pour les réduire. Cette étude et le rapport Clicking clean rédigé par Greenpeace en Janvier 2017, ont permis de définir de nombreux enjeux environnementaux du numérique.

Il est important de retenir que la consommation énergétique des centres informatiques n’est pas la principale source d’impact. En France, 25 % des émissions de Gaz à effet de serre sont dues aux centres de données, contre 28 % causés par les infrastructures réseau et 47 % par les équipements des consommateurs. De plus, si les entreprises françaises privilégiaient le réemploi de leurs ordinateurs plutôt que leur recyclage, cela pourrait créer 1 500 emplois non délocalisables et une économie de 810 000 tonnes de gaz à effet de serre et six milliards de litres d’eau, soit l’équivalent de l’empreinte annuelle de 100 000 français.
Ces deux institutions insistent sur ce point en qualifiant l’industrie digitale d’ « industrie énergivore », en raison de son énorme consommation d’énergie, autant pour fabriquer et alimenter nos appareils que pour faire tourner les centres de données.

Afin de palier à une évolution négative, elles évoquent la nécessité de prendre conscience de l’impact environnemental du numérique, de se poser les bonnes questions et de faire les bons choix. Cette prise de conscience a débuté en 2009 pour Greenpeace qui s’accorde avec WeGreenIt : il y a une évolution positive et « les entreprises gagnent en maturité » quant à la réduction de leurs impacts environnementaux.
Cependant, les organisations nous rappellent que « la partie est loin d’être gagnée » et que pour ce faire, tous doivent se joindre au mouvement.

Face à ces nouveaux enjeux auxquels le web doit faire face, nous devons et nous voulons agir. Ainsi, que ce soit dans la fabrication de nos équipements, leur transport, leur usage mais aussi leur fin de vie, toutes les étapes constituant le cycle de vie de nos installations ont un impact sur l’environnement, de même que les ressources énergétiques nécessaires à leur bon fonctionnement. Nos choix pour développer et alimenter ces infrastructures seront cruciaux pour la transition énergétique que nous devons opérer à temps afin d’éviter (ou limiter) les dangers liés au changement climatique.
À travers Elan, nous nous engageons dans l’innovation. Notre volonté est de faire émerger des solutions qui vont permettre d’améliorer l’impact du web et des infrastructures numériques.

D’abord agence de communication, Elan a choisi la communication responsable.
Ce que nous faisons le mieux, notre métier, et ce qui a marqué la naissance de notre agence, est la communication. Cette communication que nous avons choisie responsable prend plusieurs formes. Dans un premier temps, nous accompagnons les structures de l’économie sociale et solidaire dans leur communication digitale, et dans un second temps nous souhaitons accompagner le mouvement des organisations et des entreprises s’intéressant à l’écologie digitale.
Concrètement, notre mission est d’utiliser la puissance numérique au service de la transition écologique.
Pour cela, les infrastructures et les usages numériques doivent évoluer. Nous souhaitons encourager cette mutation, en accompagnant les acteurs qui partagent cette volonté.
Dans ce cadre, la démarche doit être globale : ainsi, le cap initial que nous donnons à Elan dans sa mission environnementale est de réduire l’empreinte écologique du numérique. Cette mission s’inscrit dans un projet général, sectorisé en quatre grands chantiers qui vous sont détaillés dans le livre blanc de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING).
En conclusion, et en partant du constat de l’urgence qu’il y a à modifier nos habitudes, Elan s’engage.